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Découvrez comment nos méthodes scientifiques rares et ciblées transforment les données en leviers concrets pour la conservation de la biodiversité – et explorez leur potentiel pour vos enjeux.

L’ADN, support de l’information génétique, renferme une mine de données essentielles pour comprendre et préserver les espèces. Le rôle du généticien de la conservation ? Décrypter ce code complexe pour en extraire des informations exploitables, que ce soit à l’échelle des gènes (génétique) ou, grâce aux progrès technologiques récents, à celle du génome entier (génomique).
Le séquençage de l’ADN, possible depuis les années 1970, a connu une accélération spectaculaire avec l’avènement des méthodes de séquençage nouvelle génération (NGS) à partir de 2005. Pour illustration : le premier génome humain, séquencé en 2003, avait nécessité 13 ans de travail et 3 milliards de dollars. En 2009, ce coût était tombé à 20 000 dollars. En 2015, un génome humain pouvait être séquencé en quelques jours pour 1 000 dollars.
Cette démocratisation a permis d’étudier des espèces non modèles – bien loin de l’humain ou de la drosophile –, ouvrant la voie à la génétique de la conservation et à la génétique du paysage. Ces disciplines fournissent aujourd’hui des bases scientifiques solides pour éclairer les décisions de gestion et renforcer l’impact des projets de conservation auprès des décideurs.
Autrefois réservées aux laboratoires de recherche en raison de leur haute technicité, ces compétences sont désormais mobilisables par des bureaux d’études spécialisés comme BiodivConnect, en partenariat avec des chercheurs et des plateformes de biologie moléculaire.
Pour en savoir plus sur, lisez notre article

Maintenir ou restaurer la connectivité écologique est indispensable pour enrayer le déclin de la biodiversité. Un réseau écologique fonctionnel permet aux espèces d’assurer des processus vitaux :
Les approches d’étude de la connectivité évoluent rapidement, intégrant un réalisme biologique et paysager croissant dans les modèles. Deux grandes familles de méthodes se distinguent :
Basée sur les caractéristiques du paysage, elle quantifie les liens entre habitats à l’aide de la théorie des graphes (programme GRAPHAB, Foltête et al., 2012). Cette approche, utilisée en médecine, transports ou neurosciences, permet en écologie de modéliser des réseaux de taches d’habitat et d’identifier les corridors ou barrières pour les espèces.
Elle considère le paysage du point de vue des espèces, en analysant leur utilisation réelle des milieux pour accomplir leur cycle de vie. Des outils comme SIMOÏKO (développé par Terroïko, www.terroiko.fr) évaluent non seulement les flux entre habitats, mais aussi la taille et la stabilité des populations.
L’étude de la connectivité s’impose dans de nombreux projets d’aménagement, qu’ils soient urbains, ruraux ou infrastructurels. Elle concerne ainsi :
Le replay de notre webinaire sur l’étude de la Trame turquoise est disponible ici :

Grâce à la compilation de données naturalistes (présences, absences ou pseudo-absences) et à leur croisement avec des variables environnementales (climat, habitats, caractéristiques physiques, interactions entre espèces…), les modèles de distribution d’espèces permettent de cartographier les zones potentiellement favorables à une espèce donnée. Ces approches, nourries par des bases de données toujours plus riches, offrent une vision spatialisée et dynamique des habitats propices à la biodiversité.
Ces modèles trouvent des usages variés et opérationnels :
Le principal atout de ces méthodes réside dans leur caractère prédictif :
Des exemples de modélisation des habitats potentiels sont dans notre article